lundi 20 septembre 2010

My Trendy Workshop : "Il n'y a que ma maille qui m'aille"

"Do it yourself". Ce pourrait être le nouveau slogan de la marque Nike. Il s'agit en fait du crédo de "my Trendy-Workshop.com". Les non-amputés de la langue anglaise l'auront compris, bienvenue sur le site Internet "mon Atelier-Tendance".
Créé en 2008 par la société Custom& Co, cet atelier de création virtuel propose aux handicapés du tricot de tous âges et de tous sexes (Hommes, Femmes, Enfants) de troquer leurs aiguilles contre leur souris d'ordi pour créer en ligne LEUR pull en cachemire.
De fil en aiguille, confortablement installé derrière son écran, on se laisse guider pour réaliser son propre vêtement à partir d'une base de produits préexistants. Du choix du gabaris (ajusté ou oversized) à celle de la qualité du cachemire parmi une gamme "de cachemire de qualité" dixit la maison, le site offre un large éventail d'outils de personnalisation : couleurs, encolures, manches, et bien d'autres.
Mais my Trendy-workshop.com, c'est aussi un accès privilégié à la chaleureuse communauté de la pelote. Les petits joueurs et les novices font leurs premiers pas en tant que simples membres et peuvent proposer leur création aux autres e-buyers. Chaque vente est récompensée d'un denier. L'étape suivante ? Si l'on a acquis suffisamment de "bons points cachemire-bons points Bompard", c'est-à-dire si la pièce ainsi créée rencontre un certain succès, on accède alors au statut de grand gourou "créateur". Un titre honorifique qui permet de toucher une commission plus attractive et l'ouverture exclusive d'une boutique personnelle sur la plateforme.
Quant aux tarifs, même s'ils restent attractifs pour du cachemire, ils n'ont hélas pas sa douceur ! Et prennent rapidement de l'ampleur suivant le degré de customisation...Un petit plaisir dont les bas de laine anémiés devront donc se passer sous peine d'éteindre leur chauffage cet hiver. Quoi que...Un bon cachemire garanti 3 fils 100% satisfait tient sûrement plus chaud dans les galas mondains qu'un abonnement triphasé de 100 kWh sans garantie. Et c'est tellement moins stylé. D'ailleurs le chauffage électrique, c'est complétement surfait. Vive la chèvre, vive le poil, bye bye radiateurs et autres poêles !
Alors porteurs de bas de soie ou de nylon, arrêtez-là macramés et scoubidous, et lancez-vous. Car la maille, c'est la tendance de la maison "my Trendy-Workshop.com" mais c'est aussi LA tendance de cette saison !
http://www.trendy-workshop.com/


- Tout avait plutôt bien commencé : je testais tranquillement tous les effets proposés, quand soudain la souris s'est emballée et a cliqué sur "Valider"...




jeudi 16 septembre 2010

Quand le sac se fait la malle : Vite un Vuitton !

Depuis le 13 septembre, victime de son succès, le célèbre malletier monogrammé d'un L et d'un V met la clé sous la porte...une heure plus tôt. Craignant la rupture de stock à l'approche des fêtes de fin d'année, Louis Vuitton a choisi d'avancer l'heure de fermeture de ses boutiques jusqu'à la fin du mois de novembre.
Le monogramme crâne et n'arrête pas de monter en gamme. Quand les stocks dégringolent, les bénéfices s'envolent et le PDG rigole. Avec une progression de 53% au premier semestre, Louis Vuitton fait figure de "dur à cuir" de la crise. Pour faire face à une demande insatiable, l'entreprise s'est vue contrainte d'embaucher 320 maroquiniers en un an, alors que ses ateliers tournent au maximum de leurs capacités. Si le secteur de l'auto ne fait pas de vieux os, celui du luxe semble avoir la peau dure et avance sur les chapeaux de roues. Une année 2010 pendant laquelle le malletier n'aura cessé de remplir la mallette à billets. La sublime et inoxydable Christie Turlington en égérie joaillerie, une récidive de Sofia Coppola en styliste exclusive de sacs, l'ouverture d'une e-boutique espagnole...Du luxe à la luxuriance, il n'y a qu'un pas que la griffe, soutenue par ses clients, franchit aisément. Car, que demande le people ? Du sac en vrac !
Toutes celles qui souhaitent un "Speedy" pour Noël ont intérêt à se speeder. De la liste du Père Noël à la liste d'attente : l'affaire sera-t-elle dans le sac et sous le sapin ou le sac se fera-t-il la malle ? Au pire des cas, on pourra toujours piquer la hotte de ce bon vieux papa (Noël). Ou se risquer sur E-Bay. Pour 50€ (amende non comprise mais frais de port offerts), on trouve de bonnes imitations, 24h/24, 7j/7.




- En 5 lettres et commençant par un "S" : Rare et précieux. Peut être bleu...Un speedy de chez Vuitton ?

mardi 14 septembre 2010

Troc en stock

"Le fric, c'est cheap. Le troc, c'est top. Fripons ! ". Le succès remporté par l'édition 2010 de la Grande Braderie de Lille ne saurait le nier : vide-greniers, friperies, et autres bons plans avalisés radin.fr ont le vent en poupe. Nostalgie des parties de négociations enflammées au souk lors de nos dernières vacances d'été ou véritable moyen d'économiser ? Depuis le retour du système D, la tendance tous azimuts, c'est le troc. Quesaco "le troc", c'est new ? Pas du tout. Il serait même l'un des plus vieux moyens de paiement. Véritable économie informelle, l'échange gratuit de biens entre particuliers permet de faire le tri dans sa penderie tout en renouvelant le contenu de sa garde-robe. Quand son vieux patte d'éph' passe par la fenêtre, c'est une superbe veste camel "vintage" qui rentre par la grande porte. Le troc, on le traque et on craque sans craindre le Krach...boursier ! Ce jeu de vases communiquants offre à votre budget non pas la chance de se renflouer, mais de demeurer constant, et donc par extension à votre banquier de demeurer content. Partage ou recyclage ? Alliant convivialité, proximité, il est créateur de lien social. Car trouver un accord à un différend opposant deux hystéros flashant sur le même boléro SANDRO, c'est sceller une amitié "à la vie, à la mort, ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort". Mais la vigilance reste de mise, parfois "troc, c'est trop". Le troc n'est plus si top quand les bonnes affaires s'avèrent être du toc. Oeil pour oeil, dent pour dent, t-shirt contre culotte, l'économie monétaire dématérialisée laisse place à l'échange physique de biens déjà consommés. Quand les économistes-analystes n'ont de cesse de diagnostiquer une "récession", les fashionistes augurent plutôt une "régression". Du look hyper sophistiqué réglé en CB en 2009, à la peau lainé ET retournée négociée contre une paire d'escarpins Louboutin en 2010, le monde et la montre tournent à l'envers, et l'homme court contre le temps. "L'homme de troc, l'homme de MAC, l'homme de Troc-Mac-non " ou l'homme de Cromagnon ?
Pour connaître la prochaine "Free Troc Party" à Paris, rendez-vous sur http://www.les-bons-plans.fr/






















- J'ai décidé de faire du vide. J'ai amené mon vieux sarouel noir. Je suis revenue avec un sweat, un jean et un sac Dior "Madame" vintage...J'adore faire du vide !






dimanche 12 septembre 2010

Rentrée des chasses

Le 26 septembre prochain est une date à marquer d'une croix dans tous les agendas. Retentissez sonneries de cors et voix de stentors : le 26 septembre prochain est le jour tant attendu d'ouverture...de la chasse ! Car, si "qui chasse, pèche" pourrait être le slogan de militantes écolos, celui des fashionistas de la saison serait plutôt "Qui ne va pas à la chasse, perd la classe".
Cet automne, tous les coups (de fusils) sont permis. On mise sur le décalage, l'antagonisme, l'anticonformisme. On défile pour la paix en treillis vert kaki, on fait son marché Bio en tirant sur son mégot. Et surtout on achète son steak de soja tout en souscrivant son abonnement au SPA (au Spa, et non à la S.P.A.) en parka...de chasseur !
Car oui, les bécassines sont nos copines. Végétariennes, on n'en demeure pas moins citoyennes. On manifeste donc notre soutien à la filière "éleveurs-chasseurs-vendeurs de trucs rouges et sanguinolants qui semblent écoeurants" en offrant aux boutiques Kettner, Barbour, ainsi qu'à toutes les enseignes à tête de sangliers empaillés et autres faces de boucs datant de l'ère pré-facebook, un nouveau crédit. Le retour de la veste cirée : terrain glissant ou miné ? Peu importe, on se lance, on se jette à l'eau et on tire la chasse d'eau sur tous nos a prioris. Et avant d'être prise de court par la tendance "chasse à courre", on rend visite à son grand-papa pour lui dérober en douce sa parka. On devient alors une "chasseuse sachant flâner avec chien". Et pour ne pas boire rouge, on se met vite au vert. Pour affronter les aléas du vent et de la pluie, la fleur au fusil.



- Ce soir, c'est soirée "Chasse et pêche" à 23h...Mais non, pas sur France Télévisions...C'est au Baron, prends ta parka, sinon tu ne rentres pas !

mercredi 8 septembre 2010

Fashion party vs. Vogue la galère !

07.09.10. Le 07 septembre 2010 pourrait être consacré journée officielle du défilé à Paris. Officielle mais pas "Officiel", magazine concurrent de la maison de presse qui avait pris possession de l'avenue Montaigne pour la seconde édition de la "Vogue Fashion Celebration Night".

Car hier, "the place to be" se situait incontestablement sur la ligne 1 du métro parisien : Bastille à l'heure du café, puis cap sur les Champs-Elysées en début de soirée. Troquez les banderoles contre les hommes et femmes-sandwichs, porte-paroles de grands couturiers pas roturiers. Après avoir défilé pour les retraites, on pouvait militer pour le retrait des parabènes dans les crèmes-antirides de chez "Chut chut, pas de marque" autour d'un open "champagne and caviar". Ainsi, quand certains discutaient "sac d'une vie", d'autres se disputaient pour une vie mise à sac. "Popular" ou populaire ? Hier assurément, il fallait choisir son camp. Happy few ou few happy. 270 000 participants (à Paris) pour l'un contre quelques 5 000 party-sants pour l'autre.

Quand le pouvoir d'achat se fait la malle, certains s'offrent une malle...Vuitton pour y ranger leur vison. Comme l'écrivait le nostalgique mais visionnaire poète Robert Browning "Less is more". Quand l'épuré-dépouillé devient stylé ou traduction réinterprétée d'un "travailler plus longtemps pour dépenser moins d'argent" ?


- L'allongement de la durée de cotisation ? Moi, je suis contre ! Imagine : deux années de plus, coincée au taf' le premier jour des soldes ! Life is so hard...

lundi 6 septembre 2010

E-shop : Signé d'un Z qui veut dire "ZARA"

"ZARA est arrivé, sans se presser". Le 02 septembre dernier, ZARA Online a enfin ouvert ses portes virtuelles, quand d'autres géants du textile (H&M, Etam ou encore Mango) étaient commercialisés sur la toile depuis longtemps. Car rien ne sert de courir, mieux vaut-il encore tenir. Le distributeur espagnol a donc préféré jouer la carte de la prudence en lançant tout d'abord une page Facebook mobilisant ainsi plus de 4 Millions d'adeptes et d'accros du shopping.
Internet, véritable fer de lance pour les marques en perte de vitesse voulant encore croiser le fer, présente l'avantage de faibles coûts pour les entreprises accablées par la crise. Pourtant, avec une augmentation substantielle de ses bénéfices au premier semestre 2010, la filiale du groupe Inditex ne semble pas avoir souffert de la crise. Le Web jouerait plutôt le rôle d'un générateur de croissance supplémentaire et une alternative au commerce physique dans les pays où l'enseigne est moins représentée.
Zara le rusé a toujours opté pour la stratégie de l' "avanceur masqué". Discrète mais efficace, la marque est un "Bernardo publicitaire" : muette et absente des médias, ses investissements publicitaires sont nuls. Elle préfère, en effet, tout miser sur les vitrines de ses quelques 1400 boutiques en "dur" disséminées dans 77 pays à travers le Monde. Un autre moyen de communiquer, non parlant mais très éloquent.
Avec son système de vente en ligne, limité dans un premier temps à 6 pays européens (l'Espagne, la France, l'Allemagne, le Portugal, l'Italie et le Royaume-Uni), gageons que nous serons des millions à mordre à l'hameçon et à succomber aux charmes du "Grand ZARA, du beau ZARA"...A vos souris, prêts ? Feu, paniers !



- Oui, 21H et toujours coincée au bureau...
Je brainstorme...Une problématique épineuse sur la collection de cette saison...
La veste, je la prends en bleu marine ou en beige ?

Exposition : "Monet, Monet, Monet", le retour d'un vieux tube

"C'est dans les vieux pots (de peinture) qu'on fait les meilleurs tableaux". La preuve en expo au Grand Palais, ou plutôt la preuve au fil de l'eau, porté par le courant. Le courant impressionniste dont Monet reste et demeure l'un des peintres emblématiques.

De la Normandie de son enfance, qu'il immortalise dans des marines, aux guinguettes des bords de Seine jusqu'aux muses Nymphéas, embouchure du long fleuve plus moins tranquille sur la mer "Création", le visiteur est invité à suivre le cheminement de cet artiste qui puisa son inspiration en France comme à l'étranger. Dans la réalité comme dans l'étrangeté. Une étrangeté aux accents surréalistes comme un écho à un autre courant qui verra le jour à l'aube du nouveau siècle.

On suit ainsi les pérégrinations picturales de Monet. Un parcours à l'air libre. A l'air libre car Dame Nature est omniprésente et tisse sa toile dans ces toiles. A l'air libre car défait de bien des codes artistiques de son époque. Enfermée dans les salles du Grand Palais, cette rétrospective teintée de nostalgie, dans laquelle l'impressionniste semble avoir trempé son pinceau, offre une relecture inédite de l'oeuvre de Monet, notamment par le biais de travaux moins connus. Enfermée mais en plein air, une exposition aux airs d'antan au temps de l'ère du tant, l'ère du trop. Vous avez dit "Nostalgique" ?








- Normandie, Méditerranée, Belle-Ile...
- Tes vacances d'été ?
- Non, l'expo "Monet" au Grand Palais !










Exposition "Monet", à partir du 22 septembre 2010 au Grand Palais, Paris.