dimanche 5 septembre 2010

Beige : Le nouveau noir

"Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir". Le beige prend la relève. Ainsi va le jeu des couleurs musicales de la saison. Car, après la crise, ces heures sombres et mornes durant lesquelles régnaient en maître ces gros et vulgaires mots "austérité", "rigueur" et autre "coupure budgétaire", le noir n'est plus tout à fait en odeur de sainteté. On veut du renouveau avant le printemps, du rififi dans les vêtements. S'offrir une mue en manteau Chloé ou une nouvelle peau en robe Prada.
En résumé, cet hiver, on s'empare du beige comme on saisit une seconde chance. On efface tous ses fashion "faut pas" et on recommence à zéro.
Chassez les idées noires, voici le naturel qui revient au galop. Car, Nina Ricci, Lanvin ou Hermès l'ont démontré et approuvé en défilés : la destination pigmentaire-phare fin 2010 a trempé son pinceau dans les pores de notre peau. Effet nude pour "low profile" (profil bas), mais surtout pour un effet anti grise-mine. Un nouvel essor, comme une promesse de redépart. Mais non ostentatoire.
Retour aux sources, à l'essentiel, l'originel. Cap sur le beige, le grège, le camel. Mais pas les "Camel". Car si "Fumer provoque le cancer et tue les spermatozoïdes", le fumé et autres écrus vous ouvriront les portes de la résurrection Fashion. Renaître ou se faire mourir, il faut choisir...

"La Disgrâce du Mouton Noir"

Les "Beiges" : "Has-Bêêêêêêêênnnn !"

Le Mouton Noir : "Grégaires !"

Les "Beiges" : "On ne dit pas "grégaires", on dit "Fashion" ou "In" !"

vendredi 3 septembre 2010

Topshop : En quête d'une nouvelle Kate ?

Voilà, c'est fini. La belle idylle entre la top, et pro du shop'(ping), Kate Moss et Topshop se termine après 3 ans de fructueuse collaboration. Depuis 2007, la brindille avait conçu 14 collections pour la marque de prêt-à-porter londonienne et généré plus de 3,5 Millions d'Euros de bénéfices.
La belle se ferait-elle la belle ? Ou serait-elle, aussi impossible que cela puisse paraître, en train de passer de mode ? Car la rumeur court que le Directeur de Topshop Sir Philip Green a la ferme intention de donner un nouveau souffle à l'entreprise sous les traits de sa fille, Chloe, âgée de 19 ans. La jeune progéniture géniale est-elle dotée d'un sens inné du style ? Ce qui semble sûr, c'est qu'elle est dotée d'une solide dot et fait déjà figure de trend-et-jet-setteuse : Un yacht à Monaco, un pied-à-terre à Knightsbridge. Que demande le people ? Et si Chloe n'égalera peut-être pas les 3,5 Millions d'Euros engendrés par l'ex Reine des défilés-à présent Reine de la night, nul doute que ses dépenses annuelles frôleront des montants aussi impressionnants.

jeudi 2 septembre 2010

Objession du jour : Le "Huge", terme anglo-saxon désignant le sac collector "à peine édité et déjà épuisé" au Forum des Halles.

Il faut bien l'avouer, il nous arrive à tous d'être irrésistiblement attiré par le mauvais goût. Comme un coup de foudre qu'on ne s'explique pas pour des "Crocs" en plastoc ou des Birkenstock mastoques. Chacun a droit à son instant de faiblesse. Et cette saison, le loup est dans la bergerie ou plutôt la mauvaise affaire est dans le sac. Car depuis le 30 juin dernier, le Forum des Halles a lancé son premier sac, le "Huge". Comprenez "Enorme, Immense", comme une invitation à peine déguisée à jouer les paniers percés dans l'une des 168 boutiques du Forum des Halles, bien entendu.
Ce sac designé par le studio IRONY, l'agence qui se réclame de la « frange parisienne arty – sexy – décontractée – trendy – chic & culturelle », a déjà conquis tous et toutes les frangé(e)s-méché(e)s de la capitale. A tel point qu'il est aujourd'hui introuvable mais "transactionnable" sur les sites d'enchères.
Le "Huge", c'est un sac de shopping, un sac de voyage, que dis-je ? C'est une valise pour toute une colonie de vacances. Jugez-en par vous-même : d'un point de vue technique, des dimensions à faire pâlir d'envie votre tente 3 places Quechua : 45cm de hauteur, 55 cm de hauteur et 19cm de profondeur.
Un sac ? Que dis-je un gouffre vestimentaire et accessoire, pour ne pas dire superflu, mais pas financier : pour 50€, vous voici avec un sac réutilisable-donc-écolo, soit une B.A. accomplie, un sac de sport, soit une bonne raison d'enfin rentabiliser votre abonnement vierge de toute utilisation au Club Med Gym et un toit pour passer l'hiver, soit une économie mensuelle de plusieurs centaines d'euros. Pour tout le reste, vous aurez toujours American Master Card. Le placement n'est peut-être pas si risqué, tous comptes faits...De toute manière, à la rentrée, comme tout le reste de l'année, c'est décidé, on fait ce qu'il nous plaît !
Et comme vous aviez pu craquer pour la réinterprétation du sac TATI réhabilité par Vuitton, désertant l'espace d'un instant le boulevard Barbès pour les beaux quartiers, vous pouvez sans complexe revendiquer haut, grand et fort votre droit à crâner avec votre "Huge bag". Et, de toute manière, si finalement vous n'assumez pas, il vous sera toujours possible de vous cacher dedans...Même si, comme le disait le grand penseur Senoble "C'est bon la honte!"...








mardi 31 août 2010

Naturel is essentiel

Voilà du neuf au rayon "Discovertes", entendez par là une "discover-verte" : une "découverte écolo".
Cette rencontre du troisième type se nomme Honoré des Près, un patronyme évoquant à la fois le chic parisien d'une rue Saint-Honoré, la fine fleur intellectuelle de la capitale assise aux terrasses des cafés de Saint-Germain des Prés. Mais qui, malgré tout, ravive aussi dans nos âmes urbaines le souvenir d'un irréductible petit bourgeon résistant encore et toujours à l'envahisseur goudron.
Et c'est, à peu de choses près, l'histoire et le concept d'Honoré des Prés. Emballés dans des cups new-yorkaises "to take away" sur le pavé, mais en carton recyclé s'il vous plaît, les parfums hyper-naturels créés par Olivia Giacobetti cultivent le paradoxe entre nature et culture.
Le vert est dans la "Grosse Pomme" : Elaborées exclusivement à partir d'ingrédients naturels, positivement négatifs car "sans produits issus de la pétrochimie, sans parfums de synthèse et sans colorants", ces odeurs révolutionnaires, déconcertantes mais prodigieusement attachantes et rafraîchissantes sont un pied de nez à cette ville américaine urbanisée à l'excès mais si chère au coeur de la créatrice française.
Qu'ils soient ruraux comme "I love les Carottes", exo (-tiques) tels "Love Coco" ou encore bobos pour "Vamp à NY", ces concentrés d'authenticité exhalent à l'unisson le curieux et délicat fumet d'une nature retrouvée et certifiée "Ecocert".
Un bouquet de senteurs 100% labellisé "vert" à cueillir au Printemps. Non, non, pas la saison, le grand magasin, boulevard Haussmann à Paris.

Notre "fair lady"



Elle était un diamant "d'élégance" sur canapé. Icône immortelle à la grâce espiègle et racée, elle fut immortalisée par Bob Willoughby. Le photographe pourtant coutumier des muses, il a notamment tiré le portrait de Liz Taylor ou Marilyn Monroe, tomba irrémédiablement sous le charme de la "drôle de frimousse" d'Audrey Hepburn. Le résultat de ce coup de foudre artistique est aujourd'hui retranscrit dans un ouvrage rare et précieux, une édition numérotée éditée par Taschen dans laquelle figurent également des témoignages de celles et ceux qui ont côtoyé l'actrice. Pour vous offrir ce collector, mais surtout pour le plaisir, vous pouvez toujours redécouvrir "Comment voler un million de dollars ? ", car l'élégance a un prix : 350€ et seulement 1 000 copies.












"Audrey Hepburn. Photographs 1953-1966", par Bob Willoughby, editions Taschen.

vendredi 27 août 2010

Sweet sweats are made of this

L'objession

La rubrique "objession", concept inexistant né de l'accouplement des termes "objet" et "obsession"', met en scène une des pièces-phare de la saison tout en tentant de vous faire découvrir les origines de celle-ci...Un instant "culture" indispensable pour marquer les esprits de toutes vos cocktails parties.

Inutile de vouloir lui échapper, à la rentrée, vous serez cernées ! Le sweat est partout.
Gris chiné, molletonné à l'envi, estampillé du logo d'une école que vous n'avez jamais fréquentée, informe et confortable, de toutes les matières, c'est en ouate qu'on le préfère.
Issu de l'anglais "sweat-shirt", ce vêtement inusable-car toujours usé est littéralement un maillot de corps à manches longues laissant le corps libre de remplir ses fonctions sudoripares...
Un vaste programme pour ce tricot né dans les années 20 et initialement réservé aux sportifs, qui, version 2010, se porte de jour comme de nuit, en night-club comme au lit.
A vos sweats, prêtes ? feu, let's party !



















Sweat Swildens, 90€




















Sweat a.p.c, 90€


lundi 23 août 2010

Rentrée des classes

Rubrique : Tiercé gagnant


Le problème quand on aime sans compter, c'est que l'on peut vite se retrouver à découvert. Cette rubrique a pour vocation de mettre en lumière un des "must have" de la saison et de vous proposer une sélection d'objets "de la même famille" pour les différentes tailles de bourses, cigale ou fourmi, panier percé ou panier garni.


Rentrée des classes


Le mois de septembre n'a pas encore pointé le bout de son nez, mais il commence à flotter dans l'air comme une odeur de rentrée...Aussi, pour ne pas se laisser gagner par la nostalgie des jours d'été passés, redécouvrons les joies des interminables courses aux fournitures. Eternelles enfants, notre caprice ne sera pas l'agenda Princesse Sarah ou le stylo rose à paillettes, mais, bien au contraire, celui que nous boudions ados et délaissions pour le sac à dos : cette année, c'est décidé, je veux un VRAI cartable !


Le premier de la classe : l'Alexa oversized par Mulberry.



Réédition d'un modèle homme de la maison, ce sac a été ainsi baptisé pour rendre à Alexa Chung (trend-setteuse du moment) ce qui lui appartient : avoir remis le modèle au goût du jour. Best-seller, ce cartable a tout bon, on peut d'ores et déjà lui attribuer les félicitations du jury : couleur camel indémodable (mais d'autres coloris sont également disponibles), qualité de cuir irréprochable, décliné en différents formats...Seule ombre au tableau ? Malgré un prix conséquent, il faut en effet compter 1000€ pour s'offrir un Alexa en taille oversized, cette petite merveille pour écolière attardée est victime de son succès. Résultat : des listes d'attente plus longues que les listes de rattrapage au baccalauréat !



Les satisfactions : Le Gilbert de Jérôme Dreyfuss.




Notre "agricouturier" préféré nous propose un cartable, presque une "sacoche", dans un cuir mou et tendre comme on les aime. Moins rigide et plus nonchalant, il est une invitation à l'école buissonnière. Rouge, moutarde, sapin, oeuf ou cognac : la gamme de couleurs est aussi variable que nos changements d'humeur. Quant au prix, il vous faudra tout de même opérer une ponction de 710€ sur votre argent de poche pour vous offrir le "beau" Gilbert.





Les encouragements :
le sac cartable Comptoir des Cotonniers.





La petite marque qui pense aux mères autant qu'aux filles édite cette saison une version très "college girl" de l'inusable cartable. Son format, idéal pour vos cahiers A4 en début de journée, sera parfait pour fourrer tous vos vêtements lors d'un week-end improvisé. Son prix (240€), beaucoup plus doux que celui de ses deux concurrents lui vaut, au minimum, l'attribution des "encouragements".